
Parfois (ces jours-ci plus spécifiquement), lorsque je rentre chez moi, j’aimerais atterir dans un endroit parfaitement vide, tout noir, avec pour simple compagnie une petite boite à musique jouant tantot le second mouvement de la 7ème symphonie de Beethoven, tantôt le premier mouvement de la 1ère symphonie de Brahms, ou bien même encore la bande-son de 2046.
Il m’arrive de vouloir ne jamais me réveiller de mon sommeil. Les voitures ne me font plus peur.
Et je gamberge, je gamberge. Jusqu’à ce que je finisse par hurler intérieurement que tout ceci doit s’arrêter. Je me surprends à envisager des grêves de la faim.
Et j’avais oublié à quel point tout ceci était douloureux. A quel point on refait le monde avec des « et si… ».
Parfois j’ai l’impression d’être un véritable zombie. Je gamberge, je gamberge, et je n’arrive pas à m’arrêter. Je souris, je prononce des mots. Mes phrases ont du sens. Pourtant, dans ma tête, c’est Ground Zero. Mes nuits sont agités. Le jour je m’ennuie. J’ai perdu le goût à tout. Plus rien ne me surprend, ne me plait ou me déplait. Je ne ressens plus rien si ce n’est ce vide étouffant et opressant.
Il y a tant de choses sur lesquelles j’aimerais revenir en arrière. Je déteste que ceci me tombe sur le bout du nez, sans prévenir.
Je fais le décompte dans ma tête. Du nombre de semaines qu’il me reste. Je fais le plan de ce que je pourrais dire ou faire, mais je n’en ai jamais le courage.
Je suis effrayée par l’arrivée du printemps. L’absence.
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Ce qui devait être l’article d’origine :
Tout d’abord, je tenais à m’excuser du manque de mises à jour ici. A l’évidence, si personne ne me rappelait que tel jour, cela fait deux mois que je n’ai pas posté, je ne posterais pas tout court. J’ai entretenu pendant quelques années un rapport important au blog, qui était l’équivalent d’n journal intime pour moi. Pendant ces années, j’ai pris l’habitude d’écrire ce que je ne pouvais dire, et maintenant que la situation s’est inversée, je ne poste plus que par devoir et non par envie. Je m’excuse donc d’être devenue désinvolte, et de ne plus y croire. Je sais que je ne devrais pas m’excuser pour ce genre de choses, mais je suis incapable de prendre une décision toute seule. Par conséquent, si j’en étais capable, j’arrêterais de blogguer.
Je ne sais pas pourquoi je ressens les choses de cette manière, mais je sais qu’on me rappellera mon absence de postes, alors je poste.
D’autre part, je ne sais plus ce quoi je dois dire publiquement. Il y a bien quelque chose dont je pourrais vous parler, mais j’ai peur de le faire. Parce qu’une fois que cet article sera posté, tout le monde le saura, et je ne pourrais plus revenir en arrière.
Peu importe, je suis incapable de décider si je dois en parler ou non, alors je choisis la voie de la discrétion par défaut. J’imagine que la plupart d’entre vous sont les gens que je vois au quotidien, ou tout du moins des gens que j’ai déjà rencontré ou avec qui j’entretiens des rapports plus poussés que simples lecteurs. D’ailleurs, je n’imagine pas qu’il y ait des simples lecteurs qui viennent ici, des anonymes. Et puis je voudrais arrêter de gamberger, même si je n’y arrive pas. Tout ça pour dire, faites-moi signe si vous êtes curieux, je serais ravie de m’étaler sur le sujet & je serais ravie de répéter les mêmes choses, over and over.
J’ai entamé il y a peu l’écriture du troisième épisode de cette web-série dont je vous ai déjà parlé au dernier article. Je pourrais donc publier ça le plus vite possible, mais j’ai décidé de m’appliquer quant au support de cette web-série, à savoir le blog qui la contiendra. J’ai envie de faire les choses bien, de prendre mon temps (je suis trop impatiente, et je m’applique du mieux à travailler sur ce défaut). Bien entendu, vous serez au courant dès la minute en ligne de cette histoire qui n’a toujours pas de titre, et les premières impressions très positives que j’ai reçu de ce travail me donnent envie de publier tout ça très vite ! Patience, patience.
Bien à vous, Moosh Belmont.


