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Je ne suis pas encore prête, mais je sens que je le serai bientôt. J’ai cru, l’espace d’un instant, que je ne pourrai jamais réécrire de second roman. J’ai attendu ces signes qui ne me sont jamais parvenus. J’ai attendu cette lettre qui ne viendra jamais, et maintenant ce n’est plus à ça que je pense lorsque j’ouvre ma boite aux lettres. Mon coeur a cessé de battre plus fort.
Je n’ai jamais reçu ces signes, mais je me suis accordé du temps, et le bénéfice du doute. J’ai pleuré en écoutant du Mozart. Je ne sais pas pourquoi. Il était neuf heures du matin, les mains plongés dans l’évier. La lumière était allumé. J’ai monté le son. Je me suis arrêté, figé dans le temps. Quelque chose s’est produit à cet instant précis, et je ne saurais pas l’expliquer. J’ai rencontré Mozart, j’en ai rencontré d’autres, et j’ai trouvé quelque chose dans le classique que je n’ai jamais trouvé ailleurs. J’ai ressenti chaque son, chaque note, comme si je devais comprendre quelque chose derrière ça.
Je n’ai jamais reçu ces signes, mais j’ai reçu quelque chose d’autre. Quelque chose de bien plus fort. J’ai rencontré un nouveau Belmont. J’ai du mal à assumer ce côté lyrique que j’accorde aux jeux vidéo. Je ne suis pas la seule. Je suis rassurée d’entendre de la bouche d’un autre que Léon est « à deux doigts de la quintessence des Belmont, à mon sens le meilleur ». Voilà. Je suis une personne étrange. J’ai une lourde tendance à accorder autant d’importance et d’affection aux personnages qu’aux personnes. Je sais que je ne devrais pas avouer tout ça. Mais ne rien dire reviendrait à mentir par omission, à mentir tout court. Je n’ai personne à qui en parler parce que je n’ai pas encore rencontré quelqu’un d’aussi dingue que moi à ce niveau là.
Peu importe. Je me suis nommée Belmont, maintenant vous en connaissez la raison.

Je vais supprimer le groupe Goodbye Violette, parce que ça n’a pas marché comme je l’aurais voulu, et parce que je dois me méfier de ce que je publie en ligne. On me parle de plagiat, je réponds de ma foi en l’espèce humaine. Je suis encore naïve, mais j’aime cette idée de croire en l’Homme. De voir les choses de manière positive. Je commence à apprendre. Je me débrouille bien pour l’instant.

Alexis m’a soufflé une idée qui me plait. Je crois en l’Homme, Alexis croit en l’Internet :)
Il s’agirait d’une série littéraire. Oui, l’idée me plait. Mais je suis coincée par ma rigueur et ma volonté de faire les choses carrées. Ce serait un excellent exercice, justement, mais j’ai peur d’échouer et tout laisser tomber. J’ai des tas d’idées, mais je ne suis pas encore prête à coucher les choses sur papier, ou sur php. La dernière chose que j’ai écrite a fini par être déchirée. J’ai besoin de soutien, j’ai besoin que d’autres croient en moi parce que je n’y parviens pas encore. Je n’aime pas ce que j’écris. J’en suis fière les premiers jours, puis lorsque je me relis, je me rends compte que c’est une erreur. Que je ne peux pas prétendre écrire.
Je ne sais pas encore. J’ai besoin d’avis, de réactions. Il faut que j’ordonne mes idées. Il me faut de la rigueur. De l’organisation. De la motivation. J’ai perdu toutes ces choses avec mon indépendance, parce que je ne fais plus d’efforts pour mes parents. Je fais des efforts pour moi, et j’ai dédringolé la première année.
Je m’étais promis que cette année serait différente, et elle l’est réellement. J’ai rencontré des gens, un professeur. De nouveaux sons, de nouvelles images. De nouveaux personnages. Je me suis prise en main et ça m’épuise tellement que je n’écris plus. Curieusement, je suis aussi seule dans la journée, mais je ne fais pas les choses comme je le devrais.
J’ai confiance dans la suite de ce qui va se passer, mais je n’ai pas suffisamment de confiance pour une longue durée. Il faut que je rectifie encore ça, ainsi que ma dépendance envers les autres. Je suis capbable de dire « JE » depuis peu de temps, et je dois continuer comme ça.

A une prochaine fois les enfants, et merci de passer ici.

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Depuis quelques jours déjà, peut-être même quelques temps, s’est produit l’improbable. Je me suis mise à douter et, plus j’y pense, plus cela m’apparaît comme une évidence : Je n’y crois plus. Cela va faire un an que je travaille sur le second roman. J’en suis à ma troisième version. Bout à bout, il m’a fallu quelques mois pour écrire Goodbye Violette.

Et maintenant que je commence à entrer dans l’âge adulte, je me demande avec stupeur si tout ce truc d’écrivain n’était pas, en fin de compte, une passade d’adolescence.

J’ai relu. Je n’ai pas aimé. Pire que ça, j’ai eu honte.

Je ne m’aime pas, je ne me suis jamais aimé. Alors comment aimer ma propre production ?

Je ne suis peut-être pas fait pour écrire, en fin de compte. Je suis peut-être déstinée à d’autres choses. Je suis ce dont je suis capable, je sais ce que je peux provoquer chez les gens avec mes propres mots. Mais je ne peux pas le faire si je n’y crois pas.

Il y a quelque chose que peu de gens savent, c’est que je suis très croyante. Je suis superstitieuse. Je crois aux signes. A ce que les rêves nous disent. Aux hasards et aux coincidences. Je crois en la chance et, à la malchance.

Alors pour l’instant, j’attends un signe. Un message. Quelque chose dont on rira, mais dans laquelle j’aurai foi.

Je crois à ces choses stupides. J’interprète ce qui n’a pas lieu d’être interprété. Les certitudes me font douter. C’est ainsi que, ma boite aux lettres étant vide, les jours passant, je ne suis plus concentrée sur ce que je dois faire.

Et je ne sais plus si j’ai encore envie d’écrire. Parce que j’ai des tas de choses à dire, mais j’ai dévérouillé la porte aux autres, et plus la porte s’ouvre, moins j’ai de choses à écire.

J’ai des tas de choses à dire, mais je finis irrépréssiblement par écrire des histoires qui ne me plaisent pas.

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Depuis quelques jours, je suis dans une espèce de frénésie musicale. J’entasse, j’entasse, j’entasse. Je copie-colle, je télécharge. Et j’importe tout un tas de trucs qui ont bercé mon adolescence que je n’ai pas réussi à refourguer sur Price Minister.

Je découvre avec stupeur que j’ai oublié la plupart des chansons de My Chemical Romance, alors que j’ai écouté Three Cheers For Sweet Revenge pendant des heures et des heures qui pourraient faire des années, mis bout à bout. Peu importe.

Enid le monstre d’amour est en train de bramer (oui, comme les cerfs) contre une mouche. Je suis en vacances, il est 10h30 et je suis plongée dans le noir parce que je me lève toujours avant tout le monde. Je me dois de respecter le silence, ce qui est très difficile étant donné que mon surnom enfantin de « Madame Bruit » est encore d’actualité. Boum Belmont, à la Mc Inerney.

Si j’y pense et si j’y parviens, Goodbye Violette sera mis dans la journée ici, dans les pages du côté.

J’écris pas mal ces derniers temps, mais uniquement à la main, ce qui me fait perdre du temps parce que je dois tout retaper sur Word. Ce qui est idiot, puisque j’écris toujours mieux à la main. Je n’ai jamais su gérer les deux, j’attends toujours d’avoir une pile impressionnante de brouillons pour me mettre à la tâche. Je ne connais pas le mot régularité. Ce sera toujours mon problème, et pour l’instant je ne sais pas comment le résoudre.

Anyway. Je m’arrête ici pour aujourd’hui, mais je reviendrai vous embêter, soyez-en sûr.

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